Le gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le ministère de l’Economie nationale, a amorcé jeudi, lors d'une réunion à l’hôtel du gouvernement, le processus de la formalisation du secteur de l’économie informelle à travers le dialogue et le diagnostic des acteurs impliqués dans ce secteur .
« L’effort que nous voulons est de formaliser le secteur informel de l’économie nationale pour qu’il participe aussi à l’effort national du financement de l’économie . Mais que les acteurs du secteur informel puisse aussi obtenir les services qu’ils attendent de nous, c’est-à-dire le financement et l’accompagnement à travers les différentes structures du Gouvernement telles que le Fogec, le Fpi, l’Anadec, etc… », a déclaré Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale.
Pour le vice-Premier ministre, la démarche entreprise par le gouvernement congolais est de se mettre à l’écoute des acteurs clés de ce secteur et de recueillir leurs désidératas, en vue d’un bon accompagnement de leurs activités.
« Nous voulons dès le départ de ce processus être à l’écoute des acteurs clés de ce secteur parce que la formalisation ne peut pas être dictée ou imposée. Car tous les États qui ont tenté de formaliser le secteur informel par des méthodes policières, leurs efforts se sont soldés par des échecs. C’est pourquoi nous voulons mettre en place des politiques qui sont conçus avec vous et non pas sans vous", a précisé le vice-Premier ministre et ministre de l’Economie nationale.
Cependant, pour atteindre cette formation du secteur informel de l’économie nationale, il y a plusieurs défis à surmonter. Il s’agit de défis liés à l’accès à l’information , à la fiscalité et des charges sociales, le financement et de la bancarisation et de lourdeurs et des procédures administratives.
A cet effet, les représentants des certaines structures du gouvernement mises en place telles que le fonds de garantie de l’entrepreneuriat en RDC , Fogec, l’agence nationale du développement de l’entrepreneuriat , Anadec et transforme ont présenté tour à tour aux délégués des organisations d’encadrement des acteurs de l’économie informelle, les opportunités et les conditions pour bénéficier d’un accompagnement et d’un financement de leurs activités.
Et en retour ces dernières ont plaidé pour un bon encadrement et surtout un bon financement de leurs activités pour se mettre en ordre avec les lois de la République.
Patrick Bahati Banyanga
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