À Kinshasa, Capitale de la République démocratique du Congo, le débat sur la gestion des finances publiques provinciales refait surface. Deux initiatives parlementaires portées par l’Honorable Aubain Mukanu Mungamba, élu de Mont-Ngafula, avaient été rejetées par le Bureau de l’Assemblée provinciale. Aujourd’hui, au regard de la situation socio-économique de la capitale, certains estiment que ses préoccupations étaient fondées.
Des initiatives recalées
La première concernait une question orale avec débat adressée au Gouverneur de la ville, Daniel Bumba, portant sur le bilan à mi-mandat. La seconde était une interpellation relative à la gestion des fonds alloués à la salubrité urbaine, dans un contexte marqué par l’appel à l’ordre du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, sur la gouvernance publique. Ces deux démarches de contrôle parlementaire n’avaient pas obtenu l’aval du Bureau de l’Assemblée provinciale.
Une situation préoccupante
Plusieurs signaux récents alimentent le débat : Un député provincial aurait été suspendu des Cliniques médicales de Kinshasa (CMK) pour des arriérés de paiement; les salaires et frais médicaux des députés provinciaux accusent des retards; des fonctionnaires de la ville dénoncent des rémunérations irrégulières; des cabinets ministériels et services administratifs feraient face à des retards de fonctionnement.
Parallèlement, la ville de Kinshasa continue de faire face à des défis majeurs : insalubrité persistante, inondations récurrentes; embouteillages chroniques et insécurité dans plusieurs communes.

La question des finances publiques
Dans ce contexte, la question posée par l’Honorable Aubain Mukanu reste d’actualité : « Mbongo ya ville ezo kende wapi ? Ezo sala mosala nini ? » (Où va l’argent de la ville ? À quoi sert-il ?)
Les habitants de Kinshasa s’acquittent pourtant de diverses taxes et redevances, notamment les vignettes, l’IRL (Impôt sur les revenus locatifs) et l’impôt foncier. Mais sur le terrain, nombre de citoyens s’interrogent sur l’impact concret de ces recettes dans leur quotidien si les agents publics ne sont pas régulièrement payés, si les services peinent à fonctionner et si la ville ne connaît pas d’amélioration notable, la question de la transparence budgétaire devient centrale.
Vers une prise de conscience collective ?
Pour ses partisans, l’Honorable Aubain Mukanu aurait, dès le départ, soulevé les interrogations pertinentes sur la gouvernance provinciale.
Pour d’autres, la responsabilité est collective et nécessite un examen approfondi au sein des institutions provinciales.
Une chose est certaine : le débat sur la gestion des finances et la redevabilité publique à Kinshasa est désormais relancé.
Kinshasa mérite transparence, efficacité et responsabilité dans la gestion de ses ressources.
CONGORELEVE.NET
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