Le député national élu de Budjala et ancien ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda, a appelé à une meilleure prise en compte des alertes remontées par les communautés dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme en République démocratique du Congo.
Il s’exprimait mardi 29 septembre à Kinshasa, à l’hôtel Golden Tulip, lors d’un atelier de sensibilisation organisé par la société civile sur les résultats du Suivi dirigé par les communautés (CLM) consacré à ces trois maladies.
Selon les données présentées pour la période d’avril à juillet 2026, le suivi a couvert 9 provinces, 89 zones de santé, 584 centres de santé et 131 centres de dépistage, auprès de 6.587 personnes.
Les résultats font notamment état de 70 % de sites en rupture de tests VIH, 48 % en rupture d’antirétroviraux (ARV) et 61 % en rupture de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT) contre le paludisme. Le rapport indique également que seuls 34,5 % des patients vivant avec le VIH ont pu réaliser leur charge virale, tandis que la moitié des prestataires n’aurait pas encore bénéficié d’une formation sur la lutte contre la stigmatisation.
Pour Jean-Jacques Mbungani, ces données constituent des alertes issues directement du terrain et doivent servir à orienter l’action publique. Il a également relevé les difficultés liées à l’accès géographique aux soins, aux coûts imposés aux patients, aux barrières socioculturelles et à la stigmatisation.
Face à cette situation, l’élu de Budjala a annoncé son intention de porter plusieurs recommandations au Parlement. Il souhaite notamment faire du CLM un outil de contrôle parlementaire régulier, renforcer le suivi de la chaîne d’approvisionnement des médicaments et intrants, améliorer l’accès à la charge virale et renforcer la formation des prestataires sur la confidentialité et la lutte contre la stigmatisation.
« Notre responsabilité est de transformer cette vérité du terrain en redevabilité et en actions concrètes », a -t- il souligné , estimant que les communautés doivent être davantage associées au suivi des politiques de santé.
Pour le député national, l’accès effectif aux soins demeure un enjeu majeur de la couverture sanitaire universelle, particulièrement pour les populations vulnérables et celles vivant dans les zones enclavées.
CONGORELÈVE.NET
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