À peine lancée, la coalition de l'opposition RDCongolaise Article 64 ( C64 ) donne déjà l'image d'une opposition en proie à des tensions internes.
La controverse née des consultations de Bujumbura ménées par Ndayishimiye, Président en exercice de l'Union Africaine, révèle un problème en son sein qui dépasse une simple question de communication.
Les déclarations d'Alain Bolodjwa, l'un des cadres de cette opposition traduisent un malaise profond.
«Une délégation mandatée peut-elle engager politiquement toute une coalition sans en référer au préalable à la Conférence des présidents, l'organe souverain prévu par la charte ?», s'est - il interrogé.
Pour certains analystes politiques, cette démarche constitue une entorse aux règles internes et risque d'affaiblir la cohésion du regroupement.
Cette séquence rappelle une réalité politique :« l'unité ne se proclame pas, elle se construit dans le respect des procédures, de la confiance et de la discipline collective».
Une coalition politique qui affiche ses divergences dès ses premiers pas offre à ses adversaires un angle d'attaque et entretient le doute sur sa capacité à gouverner demain.
La C64 est désormais face à un choix : régler rapidement ses différends en interne et préserver sa crédibilité, ou laisser les querelles de leadership prendre le dessus au risque de compromettre l'élan qu'elle ambitionne d'incarner.
Les prochains jours permettront de mesurer si cette crise n'était qu'un incident de parcours ou le premier symptôme de fractures plus profondes.
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