UNIVERSITÉ : JACQUES CIME WANGUNWA PLAIDE POUR L’EXCELLENCE ACADÉMIQUE ET DÉNONCE LES RISQUES DE LA KAKISTOCRATIE

Alors que le débat sur le taux d’échec dans les établissements d’enseignement supérieurs suscite de nombreuses réactions, le député nationale Jacques Cime Wangunwa, élu de Kolwezi, plaide pour le maintien de l’exigence académique et met en garde contre toute complaisance dans l’évaluation des étudiants.

Pour cet élu du peuple, la qualité de la formation universitaire doit demeurer une priorité si la République démocratique du Congo veut disposer d’une élite capable de répondre aux défis du développement.

« En quoi l’université serait-elle en danger si le niveau des étudiants est très faible ? Voudriez-vous qu’on les fasse passer avec des connaissances à peu près tristes ? Si nous voulons être compétitifs dans le concert des nations, évitons la médiocrité », a-t-il soutenu

Jacques Cime Wangunwa estime qu’une promotion automatique d’un étudiant ne disposant pas du niveau requis ne constitue pas une solution durable. Au contraire, elle risquerait de compromettre son avenir professionnel et, à terme, de fragiliser davantage la qualité des ressources humaines du pays.

« Aller dans une promotion supérieure la tête vide ne sert à rien, car plus tard, ça nous rattrapera », a -t- il insisté 

L’élu de Kolwezi appelle ainsi à privilégier la formation et la compétence plutôt que la recherche de résultats de complaisance. 

Il met également en garde contre les conséquences d’un affaiblissement progressif des standards académiques.

« Nous devons prévenir plutôt que guérir afin d’éviter une ultérieure kakistocratie. Mieux vaut une élite bien formée que des diplômés vides », martèle-t-il.

Pour Jacques Cime , l’université doit rester un espace consacré au savoir, à la rigueur et à l’excellence. Selon lui, relever le niveau d’exigence académique constitue non pas une sanction, mais un investissement dans l’avenir des étudiants et dans celui de la République démocratique du Congo.

« L’exigence n’est pas une punition, c’est une protection. », a conclu l'élu de Kolwezi

Patrick Banyanga/ CONGORELÈVE. NET

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