Dans le cadre de la commémoration de 34 ans des martyrs de de la democratie en République démocratique du Congo, une conférence sur la non-violence évangélique face aux acquis, défis et perspectives de la démocratie en RDC est prévue pour lundi 15 février à Kinshasa, capitale du pays, selon un communiqué des organisateurs consulté dimanche.
« Ensemble, écrivons la page de la 34ème journée commémorative des martyrs de la démocratie sous le thème + 34 ans après : la non-violence évangélique face aux acquis, défis et perspectives de la démocratie », a-t-on lu de ce communiqué signé par le Collectif du 16 février composé de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.
Plusieurs thèmes vont être débattus à l’occasion notamment ; la non-violence évangélique, seul moyen de lutte pour l’avènement de la démocratie en RDC, 34 ans après : acquis, défis et perspectives dans le contexte actuel du pays et peuple congolais : debout pour la pays et bien-vivre ensemble en RDC et dans les grands lacs.
« 34 ans après, le sacrifice chrétien du 16 février 1992 reste notre boussole morale. Cette Marche prophétique enseigne aux générations futures : la foi non- violente triomphe de la force brutale ; le cri du peuple force l'histoire», souligne ce collectif.
Par ailleurs, à cette occasion, une messe d’action de grâce a été tenue dimanche à la cathédrale Notre-dame du Congo.
Le 16 février 1992, à l'appel d'une association catholique laïque, des milliers de Kinois s’étaient mobilisent pour la « Marche de l'Espoir », exigeant la réouverture de la Conférence nationale souveraine (CNS) suspendue le 19 janvier par le Premier Ministre Nguz-a-Karl-i-Bond.
Des chrétiens catholiques, protestants et orthodoxes dans la rue convergeaient vers le Palais du Peuple. Face à la foule, le régime Mobutu, fragilisé par trois ans de transition avortée, avait déchaîné la répression avec des tirs à balles réelles, matraques, gaz lacrymogènes au Palais du Peuple, laissant des dizaines de martyrs, des centaines de blessés et disparus.
Six semaines plus tard, la CNS avait repris ses travaux, jetant les fondations de la deuxième République qui a donné la voie à une démocratie multipartite, la Constitution de 2006 et les élections pluralistes de 2006.
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