Un atelier de dialogue multi-acteurs sur une meilleure gouvernance forestière en République démocratique du Congo, une initiative portée par le Réseau ressources naturelles (RRN), et déployée simultanément dans les provinces du Maï-Ndombe, de la Tshopo et de l’Équateur, a été lancé officiellement mercredi à Kinshasa, capitale du pays.
« C’est le RRN qui porte ce projet baptisé : « Renforcement du dialogue multi-acteurs pour une gouvernance responsable des ressources forestières en RDC ». Projet implémenté sous forme d’ateliers multi-acteurs à Kinshasa, au Maï-Ndombe, à la Tshopo et en Équateur, circonscrit en provinces pour accompagner le Conseil consultatif des forêts », a déclaré Jean-Marie Nkanda, coordonnateur national du RRN, à l’ouverture des travaux au Collège Saint-Raphaël, dans la commune de Limete, centre de Kinshasa.
Il a fait savoir que leur missions sont de faire le suivi pour donner des avis aux gouverneurs de provinces pour l’amélioration de la gouvernance forestière.
« Aujourd’hui, c’est le lancement avec un rappel sur les dispositions réglementaires en rapport avec les points qui sont repris dans la grille qui servira de soubassement au dialogue qu’on entame véritablement demain lors des travaux en groupes. Nous aurons spécialement les groupes de l’administration centrale, de l’administration provinciale de Kinshasa, de la société civile et du secteur privé », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, la directrice cheffe de service de la Cellule contrôle et vérification au ministère de l’Environnement, développement durable et Nouvelle économie du climat, Mihala Marie-Agnès, a insisté sur la nécessité de doter les inspecteurs forestiers de moyens adéquats pour garantir l’efficacité du contrôle sur terrain.
« Si les inspecteurs ne sont pas dotés des moyens nécessaires, ils pourraient être exposés à la corruption », a-t-elle déclaré, soulignant que la mise à disposition des ressources financières et matérielles contribuerait à mettre les agents à l’abri de ces pratiques.
De son côté, le directeur général des Forêts, Frédéric Diengo Bosulu, a inscrit cette initiative dans le processus de réforme de la gouvernance forestière et de revisitation du Code forestier.
« Le dialogue est une opportunité pour recueillir ce qui n’a pas marché et apporter des correctifs », a-t-il déclaré, ajoutant que les consultations menées dans les provinces vont permettre de recueillir les propositions, observations et recommandations des différentes parties prenantes en vue de leur intégration dans le nouveau Code forestier en cours de formulation.
Cet atelier vise à évaluer la qualité de la gouvernance forestière par un diagnostic participatif multi-acteurs à travers la confrontation des avis de l’administration, du secteur privé et de la société civile. Il veut également permettre aux parties prenantes de mener des évaluations objectives et précises d’un certain nombre de dispositifs de gouvernance forestière, devant permettre l’identification des comportements, pratiques et facteurs entraînant une application insuffisante du cadre juridique existant, ainsi que la formulation de mesures correctives et le contrôle des effets de ces dernières.
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