Une grave tentative d'obstruction au contrôle parlementaire secoue l'Office National des Transports. Alors qu'une initiative d'élus nationaux vise à faire la lumière sur la gestion de l'ONATRA S.A, la Direction Générale est pointée du doigt pour des manoeuvres d'intimidation.
A l'origine du bras de fer : une question orale avec débat.
Tout part du dépôt d'une question orale avec débat par des députés nationaux. L'objet : la gouvernance jugée opaque de l'entreprise publique, la gestion de son patrimoine et des démolitions controversées de ses installations. Une démarche citoyenne et républicaine, conforme au rôle de contrôle dévolu au Parlement.
Mais selon plusieurs sources parlementaires, la réaction de la Direction Générale ne s'est pas faite sur le terrain des arguments, mais sur celui du dénigrement.
Le DG Martin LUKUSA accusé de chantage médiatique
Le Directeur Général Martin LUKUSA est accusé d'avoir activé un réseau médiatique pour insulter, diffamer et intimider les élus à l'initiative du contrôle. Objectif présumé : museler les parlementaires et empêcher l'examen public de quatre dossiers brûlants.
Les 4 dossiers qui fâchent à l'ONATRA :
1. Violation des mesures conservatoires.
Malgré la circulaire du Ministre du Portefeuille du 21 août 2026 gelant certains actes de gestion dans les entreprises publiques, des engagements contractuels et des dispositions d'actifs auraient été pris en toute illégalité.
2. Une chasse aux sorcières syndicale.
Plusieurs agents, dont des responsables syndicaux, auraient été licenciés abusivement sans respect des procédures légales du Code du travail, créant un climat de terreur au sein de l'entreprise.
3. Le dossier opaque MEVOGRA BV.
Le marché d'acquisition de matériel ferroviaire d'occasion en Belgique est au coeur des soupçons. Le coût, les conditions de passation et l'état réel du matériel soulèvent de graves soupçons de surfacturation et de rétro-commissions.
4. Un conflit ouvert avec le Conseil d'Administration.
En septembre 2026, le Conseil d'Administration aurait émis des réserves formelles sur certains actes de gestion. Des réserves que le DG aurait purement et simplement ignorées, actant une rupture institutionnelle.

Le Parlement ne reculera pas
Face à ces méthodes, le constat des élus est unanime : "L'insulte à l'égard d'un élu national ne peut se substituer à la reddition des comptes. Le contrôle parlementaire est un pilier constitutionnel de la démocratie que nul mandataire public ne peut entraver par le chantage."
Dans les couloirs du Palais du Peuple, on assure que l'initiative ira jusqu'au bout. L'opinion publique, elle, exige la lumière. L'ONATRA, poumon logistique historique de la RDC, ne peut continuer à être géré dans l'opacité.
La vérité ne sera pas étouffée par les menaces.
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