RDC : Marie Nyange convoque la 2ᵉ session extraordinaire élargie du CCNF consacrée à la révision de l’avant-projet de Code forestier

Le chapiteau du Pullman Grand Hôtel de Kinshasa accueille, du 9 au 10 septembre 2026, la deuxième session extraordinaire élargie du Conseil consultatif national des forêts (CCNF). Convoquée et ouverte par la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, la professeure Marie Nyange Ndambo; cette session est consacrée à l’examen de l’avant-projet de loi portant révision du Code forestier congolais.

C’est en sa qualité de présidente du CCNF que la ministre de l’Environnement a procédé à l’ouverture de cette deuxième session plus inclusive ayant un objectif urgent et crucial pour le pays et tout le secteur forestier vu qu’il s’agit d’une grande réforme consacrée à l’avant-projet de loi portant révision de l’ancien Code Forestier congolais.

En effet, cette session représente une occasion décisive pour réaménager tout un secteur dont plusieurs innovations ne correspondent plus à l’ancienne réglementation devenue obsolète. Voilà pourquoi doter la République démocratique du Congo, via le ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle économie du Climat, d’un document nécessaire pour une gestion durable, coordonnée, saine et consciente du patrimoine forestier national victime de nombreuses irrégularités et défaillances, s’imposait. L’enjeu est non seulement national, il préoccupe aussi les partenaires étrangers de la RDC, pays-solution dans la lutte contre le changement climatique, tel que l’a si bien dit et compris le Président de la République et Chef de l’état, S.E. Félix Tshisekedi Tshilombo, dans sa noble Vision sur l’importance et le rôle de nos ressources naturelles en général et de nos forêts, en particulier, face à la régulation du climat mondial.

Contexte de cette révision de l’ancien Code forestier du 29 août 2002.

Cette session qui réunit toutes les parties prenantes, allant des officiels du secteur public aux acteurs et actrices du secteur privé, en passant par les membres de la Société civile et des communautés locales, intervient après un processus laborieux d’examen des textes existant depuis l’époque coloniale aux différentes modifications congolaises qui ont abouties à l’adoption de l’actuel code forestier, aujourd’hui dépassé par de nouvelles notions et réalités telles que le marché carbone et les tourbières, à titre d’exemple.

Mme la ministre a exhorté tous les participants à viser l’intérêt national et commun pour amender l’ancien texte avec des avis plus constructifs que particuliers. Il lui revient, en tant qu’autorité de tutelle et présidente du CCNF, de respecter non seulement certains délais impératifs pris par le gouvernement, pour la rentrée parlementaire de septembre 2026 et face aux bailleurs de fonds, cas du Fonds Monétaire International, FMI .

Mme la présidente du CCNF souhaite obtenir un large consensus pour doter son ministère et le pays d’un outil correct et utile qui devrait, durablement, rencontrer et considérer l’essentiel des contributions diverses des parties prenantes afin d’ aboutir « un cadre juridique forestier moderne, capable de concilier conservation, gestion durable, développement économique, justice sociale et réponse aux changements climatiques », comme l’a évoqué Mme la ministre Marie Nyange.

En attendant la clôture, ce jeudi 10 septembre, de cette deuxième session extraordinaire élargie consacrée à la révision de l’avant-projet de loi portant Code Forestier, la responsabilité de tous est mise à profit pour transcender les diverses préoccupations dans une seule direction et pour un résultat au bénéfice de la majorité car, « le Code forestier révisé doit traduire juridiquement les orientations de la Politique Forestière Nationale, adoptée par le gouvernement le 10 juillet 2026, laquelle fixe la vision, les objectifs et les orientations stratégiques devant faire du secteur forestier congolais un véritable moteur de développement durable et permettre à la RDC de conforter son rôle de Pays-solution », a indiqué S.E. Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle économie du Climat.

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